mercredi 10 décembre 2014

Déclaration sur l'éducation ouverte du Cape Town

Déclaration sur l'éducation ouverte du Cape Town
Déverrouiller la promesse des ressources éducatives libres

Nous sommes à la pointe d'une révolution globale dans l'enseignement et l'apprentissage. Des éducateurs du monde entier développent un vaste fond de ressources éducatives sur Internet, ouvertes et libres d'usage pour tous. Ces éducateurs créent un monde dans lequel chaque personne sur terre peut accéder et contribuer à la somme de toutes les connaissances humaines. Ils plantent aussi les graines d'une nouvelle pédagogie où les éducateurs et les apprenants créent, forment et font évoluer la connaissance ensemble tout en approfondissant leurs compétences et leurs compréhensions.

Ce mouvement émergeant de l'éducation ouverte est un mélange entre la tradition établit du partage des bonnes idées avec ses pairs éducateurs et la culture interactive et collaborative d'Internet. Il est construit sur la croyance que tout le monde doit avoir la liberté d'utiliser, de personnaliser, d'améliorer et de redistribuer les ressources éducatives sans contrainte. Les éducateurs, les apprenants et tous ceux qui partagent cette croyance se rassemblent dans un effort mondial pour rendre l'éducation à la fois plus accessible et plus efficace.

La collection en expansion de ressources éducatives libres a créé un sol fertile pour cet effort. Ces ressources à licence libre incluent des matériaux de cours, des programmes de leçons, des manuels, des jeux, des logiciels et d'autres matières qui permettent l'enseignement et l'apprentissage. Ils contribuent à rendre l'éducation plus accessible et particulièrement là ou l'argent consacré à l'éducation manque. Ils nourrissent aussi le genre de culture participative dans l'apprentissage, la création, le partage et la coopération que la connaissance des sociétés qui change rapidement a besoin.

Toutefois, une éducation ouverte n'est pas limitée aux seules ressources éducatives libres. Elle a aussi pour base les technologies ouvertes qui facilitent un apprentissage flexible en coopération et le libre partage des pratiques d'enseignement qui donne les moyens aux éducateurs de bénéficier des meilleures idées venant de leurs pairs. Qui peuvent inclure de nouvelles approches de collaboration dans l'apprentissage, l'évaluation et la certification. Comprendre et adopter de telles innovations est indispensable pour la vision à long terme de ce mouvement.

Il y a de nombreuses barrières à la réalisation de cette vision. La plupart des éducateurs reste ignorant de l'existence de ce fond de ressources éducatives libres. De nombreux gouvernements et institutions éducatives n'ont pas non plus la connaissance ou ne sont pas convaincus des bénéfices de l'éducation ouverte. Il y a des différences parmi les différentes façons d'octroyer des autorisations sur les ressources ouvertes qui créent de la confusion et des incompatibilités. Et bien sûr, la majorité du monde n'a pas accès à des ordinateurs et des réseaux qui sont indispensables à la plupart des efforts de l'éducation ouverte.

Ces barrières peuvent être surmontées, mais seulement en travaillant ensemble. Nous invitons les apprenants, les enseignants, les créateurs, les écoles, les universités, les éditeurs, les associations, les gouvernements et tous ceux qui partagent notre vision de s'engager dans la poursuite et la promotion de l'éducation ouverte et en particulier, de ces trois stratégies pour augmenter l'impact et la portée des ressources éducatives libres :
1. Les enseignants et les apprenants : Premièrement, nous encourageons les enseignants et les apprenant à participer activement au mouvement émergeant de l'éducation ouverte. Participer incluse : créer, utiliser, adapter et améliorer les ressources éducatives, adopter des pratiques éducatives construites autour de la collaboration, la découverte et la création de connaissance, et inviter les pairs à rejoindre. Créer et utiliser des ressources libres devrait être considéré comme faisant partie de l'éducation et devrait être soutenu et récompensé en conséquence.
2. Les ressources éducatives libres : Deuxièmement, nous appelons les enseignants, les auteurs, les éditeurs et les institutions à libérer leurs ressources pour les rendre ouvertes. Ces ressources éducatives devraient être partagées librement grâce à des licences ouvertes qui facilitent l'utilisation, la révision, la traduction, l'amélioration et le partage avec tous. Les ressources devraient être publiées dans des formats qui facilitent à la fois l'utilisation et la modification, et qui s'adaptent à la diversité des plates-formes techniques. Quand cela est possible, elles devraient aussi être disponible dans des formats qui sont accessibles à des personnes qui ont des handicaps et aux personnes qui n'ont pas encore l’accès à Internet.
3. Une politique d'éducation ouverte : Troisièmement, les gouvernements, les écoles et les universités devraient faire de l'éducation ouverte une très haute priorité. Idéalement, des ressources éducatives payées par les impôts devraient être des ressources éducatives libres. Les processus de certification et de choix devraient donnait leur préférence aux ressources éducatives libres. Les répertoires de ressources éducatives devraient inclure de manière active et visible les ressources éducatives libres dans leurs collections.
Ces stratégies représentent plus que simplement la bonne chose à faire. Elles constituent un investissement judicieux dans l'enseignement et l'apprentissage du 21ème siècle. Elles rendront possible la redirection des bourses pour l'achat de manuels onéreux vers un meilleur apprentissage. Elles aideront les enseignants à exceller dans leur travail et fournir de nouvelles opportunités pour une visibilité et un impact global. Elles accéléreront l'innovation dans l'enseignement. Elles donneront davantage de contrôle sur l'apprentissage par les apprenants eux-mêmes. Ce sont des stratégies qui ont un sens pour tout le monde.

Des milliers d'éducateurs, d'apprenants, d'auteurs, d'administrations et de législateurs sont déjà impliqué dans des initiatives d'éducation ouverte. Nous avons maintenant l'opportunité de faire croître ce mouvement en incluant des millions d'enseignants et d'institutions de tous les coins de la terre, que ce soit les plus riches ou les plus pauvres. Nous avons la chance de rassembler des législateurs pour les amener à travailler ensemble et saisir les opportunités qui se proposent à nous. Nous avons l'opportunité d'engager des entrepreneurs et des éditeurs qui se développent sur des modèles innovant d'affaires ouvertes. Nous avons une chance d'élever une nouvelle génération d'apprenants à s'engager avec des matériaux éducatifs libres, qui sont un soutien pour leur apprentissage et partage leurs nouvelles connaissances et compréhensions avec les autres. Plus importants encore, nous avons une opportunité d'améliorer de manière radicale les vies de milliers de millions de personnes à travers le monde en fournissant librement, des opportunités éducatives de haute qualité qui auront un sens au niveau local.

Nous, les soussignés, invitons tous les individus et institutions à nous joindre à en signant la déclaration sur l'éducation ouverte du Cape Town et en le faisant, à s'engager à poursuivre les trois stratégies listées ci-dessus. Nous encourageons aussi ceux qui signent à poursuivre des stratégies additionnelles dans les technologies éducatives ouvertes, le libre partage et le libre enseignement d'autres approches qui encouragent la cause plus large de l'éducation ouverte. Avec chaque personne ou institution qui s'engage et a chaque effort réalisé pour articuler notre vision, nous nous approchons d'un monde éducatif ouvert, flexible et efficace pour tous.

 
Lien pour voir les signataires : http://www.capetowndeclaration.org/list_signatures

Libre d'apprendre BLOG14 - Les raisons d'envisager une université moins sélective et moins chère

Les raisons d'envisager une université moins sélective et moins chère.
Pourquoi l'université de Fitchburg est-elle peut-être meilleure que celle d'Harvard


Les familles qui ont, pendant des années, misent de côté scrupuleusement de l'argent pour payer des frais de scolarité universitaire ont découverts, ces dernières semaines, qu'un putois s'était glissé dans leur tirelire. Les capitaux de financement pour l'université ont chuté, de la même façon que les fonds de retraite des parents et de la valeur de leur maison. La situation mène de nombreux lycéens de dernière année, et même de première à repenser les universités auxquelles ils pourront s'inscrire, ce qui les mènera aussi à songer prudemment avant d'accepter les offres d'inscriptions qui arriveront dans leurs boîtes aux lettres. Les universités publiques qui coûtent une fraction de ce que coûtent les écoles d'élite privées commencent à sembler plus attractives qu'elles ne l'étaient avant.


Quand ma femme termina le lycée, il y a quelques années, elle avait des résultats académiques qui auraient pu la mener aux universités les plus sélectives. Elle a choisi, à la place, l'école d'état de Fitchburg, que vous ne verrez jamais publié dans les listes des universités les plus prestigieuses ou dans aucun guide des écoles les plus sélectives d'Amérique. Elle se posa la question attentivement est conclue que, pour ce qu'elle souhaitait étudier, le programme de Fitchburg était aussi bon que n'importe lequel et qu'elle appréciait particulièrement le fait que ni elle ni ses parents ne s'endetteraient pour qu'elle puisse y aller. Elle appréciait aussi que ses camarades de classe venaient d'une grande diversité de milieux. Elle (qui est maintenant une physicienne au sommet de sa carrière et respectée dans sa profession) n'a jamais regretté sa décision. Il n'y a pas de signe que son diplôme de Fitchburg, qu'elle expose avec fierté, lui a moins servi que s'il aurait s'agit d'un diplôme d'Harvard. J'envie personnellement le snobisme inversé qu'elle est capable de déployer parmi ses collègues qui ont des diplômes d'écoles réputées.


Pendant des décennies, notre établissement éducatif national a soutenu une vue malavisée et simpliste concernant la sélection à l'université. Cette vue est : « Inscrivez-vous dans les écoles les plus sélectives dont vous avez une chance d'entrer et allez ensuite dans l'école la plus sélective qui vous accepté ». Le concept dominant ici est que « vous vous vendez en dessous de ce que vous valez vraiment » et que « vous n'êtes pas tout ce que vous pouvez être », si vous n'allez pas à l'école la plus sélective et la plus chère qui accepte de vous prendre. Parce que cette idéologie est entré tellement profondément dans la tête des gens, les écoles privées ont pendant des années pu augmenter leurs frais de scolarité et d'autres frais qui ont largement dépassé l'inflation et qui ne sont rien d'autre que scandaleux. Je vais vous présenter ici une façon de penser prudemment pour ne pas tomber dans le piège qui en a capturé beaucoup.


Pour des étudiants ayant des capacités équivalentes, l'éducation dans une université hautement sélective ne mène pas à un meilleur travail ni à un revenu supérieur que ne mènerait une éducation dans une université moins sélective.


Certaines personnes sont dupées par des statistiques trompeuses. Oui, il est vrai que les diplômés d'Harvard (et les écoles du même genre) font davantage d'argent que ne le font les diplômés d'une école publique comme celle de Fitchburg. Mais, souvenez-vous, ceux qui vont à Harvard, sont dans la moyenne, bien différents pour commencer que ceux qui vont à Fitchburg. Puisque la plupart des gens ont la mentalité établie que chacun doit aller dans l'école la plus sélective dont il est capable d'aller. Harvard et les autres écoles de ce genre, sont capables de sélectionner la crème de la crème (dans la définition habituelle de crème). Ce sont les personnes qui sont destinées à faire bien, professionnellement, peu importe l'école où ils iront. La plupart d'entre eux sont extraordinairement brillants et motivés (et le reste ont des parents très riche ou célèbre.).


Le fait que la moyenne des diplômés d'une école d'élite fait davantage d'argent dans leur vie d'adulte que ne le fait la moyenne des diplômés d'une école moins renommée n'a pas du tout d'incidence sur la question si oui ou non vous (ou votre fils ou fille) ferez plus d'argent en allant dans une école d'élite. La seule sorte de recherche d'étude qui aiderait à répondre à cette question est de comparer les étudiants qui ont des capacités académiques initiales équivalentes et les mêmes potentiels de revenus qui choisissent d'aller dans différentes écoles dans tous les niveaux de prestige. Heureusement, de telles études ont été faites, mais pas grand monde n'en a entendu parler.


En 2002, Stacy Berg Dale et Alan Krueger ont publié les résultats d'une vaste étude sur la relation entre les inscrits d'université et les revenus qui suivent pour des étudiants qui ont dans d'autres mesures, eu des potentiels équivalents. Ils ont utilisé les données du National Longitudianl Survey de la classe de lycée de 1972. Dans une partie de leur étude, ils se sont concentré exclusivement sur ces étudiants qui se sont inscrit et ont été accepté par au moins une université d'élite et au moins une université moins réputée. À partir de ce groupe, ils ont comparé les revenus adultes de ceux qui ont choisi une école d'élite à ceux qui ont choisi une autre école et ils n'ont pas découvert de différence significative. D'un autre côté de l'étude, ils ont utilisé des moyens statistiques pour mettre à égalité les revenus potentiels des étudiants, basé sur les informations qu'ils avaient sur eux pendant leurs années de lycée (par exemple leurs résultats de l'examen SAT) et ont ainsi découvert que les étudiants avec un potentiel égal au commencement ont plutôt bien réussi leurs carrières, sans rapport avec le prestige de l'université où ils sont allé.


Il y a, je dois le noter, une exception intéressante à cette conclusion générale que d'avoir été à une école d'élite n'affecte pas les revenus pendant l'âge adulte. Cette exception vient des étudiants venant de familles ayant de faibles revenus. Pour ce groupe, et seulement ce groupe, aller à une école d'élite à boosté de manière significative leurs revenus. Peut-être qu'aller dans une école d'élite a permis à ce groupe d'accéder à une classe sociale plus élevée, qui les a ensuite aidé à avoir un meilleur emploi et davantage d'argent en tant qu'adulte qu'il n'aurait pu le faire sans ça. Pour les étudiants typiques de moyenne classe en revanche, cela n'a eu aucun effet. Donc si vous venez d'une famille ayant de très bas revenus, avoir de bonnes notes au lycée et aussi de nombreuses autres conditions, vous pourriez écouter le conseil habituel qui est d'aller dans l'école la plus prestigieuse à laquelle vous pouvez accéder. C'est aussi avec les écoles les plus prestigieuses que les offres d'aides financières sont les plus importantes pour les familles à faible revenue. Si vous voulez aller à Harvard et votre famille n'a pas d'argent pour vous le payer, Harvard payera toutes vos dépenses. Pour vous, Harvard pourrait non seulement fournir un moyen de vous booster davantage que ne le ferait l'école publique, mais serais aussi bien moins cher.


Il n'y a aucune évidence que la qualité l'éducation d'une université est en corrélation avec son prix.


La qualité de l'éducation des universités est très difficile, si ce n'est impossible, à évaluer d'une manière générale. Ce qui marche très bien pour une personne peut s'avérer calamiteux pour une autre. De plus, en cohérence avec la plupart des thèmes des articles de ce blog, l'éducation que vous recevrez de l'université, peu importe l'université où vous irez, dépendra que ce que vous y mettrez. La véritable éducation n'est pas faites sur vous, elle est faites par vous. Donc il est important d'évaluer les écoles en fonction de ce que vous pouvez y faire.


Il est aussi vrai que dans de nombreuses écoles d'élites, les professeurs les plus célèbres (qui ont les salaires les plus élevés) seront généralement moins disponible pour vous en tant qu'étudiant non diplômé. Ils seront très occupés par leurs recherches et leurs étudiants diplômés. Il est de pratique commune maintenant que les professeurs qui ont de grandes bourses de recherches, utilisent une part de cet argent pour racheter une partie ou la totalité de leurs cours. Le résultat est que l'université embauche pour des montants dérisoires des étudiants diplômés et des personnes extérieures à mi-temps pour enseigner ces cours.


Si vous allez à une université moins prestigieuse, particulièrement si celle-ci n'a pas de programme de doctorat, les professeurs ne seront peut-être pas célèbres, mais ils peuvent très bien être de meilleurs spécialistes que ne le sont les étudiants diplômés ou ceux qui enseignent à mi-temps les cours des professeurs célèbres à d'autres endroits. Ils seront aussi certainement davantage dédié à l'enseignement et auront plus de temps et de motivation pour vous connaître en tant que personne. Ils peuvent vous inviter à participer dans leurs recherches ou d'autres travaux érudit ou communautaire, en tant que collègue assistant, ce qui vous donnerez une expérience inestimable qui n'est pas accessible dans la salle de classe.


Je suis moi-même allé dans une université prestigieuse, il y a de nombreuses années, en partie à cause de la popularité des membres de son département de physique. J'avais le projet à ce moment-là de me spécialiser en physique. Je pris mes premiers cours de physique avec le professeur le plus célèbre d'entre eux et ce fut les pires cours de j'ai pris de toute ma vie. Il arrivait souvent avec du retard pour ses conférences et quand il apparaissait, il ne réussissait pas à parler de manière cohérente, il semblait faire sa conférence à partir d'un autre monde, son esprit semblait ailleurs. Aucun d'entre nous pouvions le comprendre, et la plupart d'entre nous arrêtions de suivre le cours. Cette expérience m'a amené à changer mon attention pour étudier la biologie et la psychologie, ce qui peut avoir été une bonne ou une mauvaise chose.


Bien sur, il y a de nombreux merveilleux professeurs dans les écoles prestigieuses qui prennent leur enseignement avec sérieux. J'en connais personnellement quelques-uns. Je dis juste que l'on ne peut pas supposer que les professeurs célèbres de n'importe quelle université prestigieuse sont de bons enseignants. Où que vous alliez, vous devriez découvrir qui enseigne vraiment les cours que vous êtes amené à suivre et vous devriez chercher ce que vous pouvez concernant l'évaluation de ces enseignants par les étudiants. Si possible, visitez leurs classes.


Il est souvent meilleur d'être un gros poisson dans un petit étang que l'inverse


Un phénomène psychologique bien documenté, qui est pertinent avec le choix de votre université, est ce que les psychologues sociales appel « l'effet gros poisson dans un petit étang ». Le phénomène est lié à l'estime de soi. De nombreuses études de recherche ont montré que, avec les mêmes capacités académiques, des étudiants se trouvant dans un environnement non sélectif ont une meilleure image de leurs capacités académiques que celle qu'ont les étudiants se trouvant dans un cadre hautement sélectif. Pour le dire autrement, un étudiant avec des capacités modérés pourrait se sentir incompétent, et même déprimé en étant entourés de personnes très douées. Réciproquement, le même étudiant pourrait se sentir lui-même très doué – et agir ainsi de la sorte – dans un environnement dans lequel ses performances s'élèvent parmi les meilleurs. Malheureusement, notre monde éducatif est construit de façon à encourager une attitude compétitive, alors de telles comparaisons et leurs effets sur l'estime de soi sont inévitables. Être accepté à une université prestigieuse vous donnerez peut-être une croissance d'estime de soi tandis que vos camarades de classe vous regardent avec envie et vos grands-parents jubilent, mais aller ensuite dans cette université pourrait vous entraîner ensuite dans un long combat contre la dépression, si cela vous apparaît être différent de ce à quoi vous vous attendiez.


En dehors de l'estime de soi, il y a un autre avantage à être un gros poisson dans un petit étang. Un bon étudiant dans une école moins prestigieuse a généralement davantage de chance d'être remarqué par les professeurs, et donc de recevoir des opportunités éducatives supplémentaires et de merveilleuses recommandations pour les carrières ou études futures que ne l'auraient des étudiants avec des capacités identiques dans une école hautement prestigieuse. Ces opportunités supplémentaires et ces recommandations peuvent dans de nombreux cas, compenser les pertes de la valeur prestigieuse non acquises en allant pas à Harvard. De plus, si les classes sont plus faciles dans les écoles moins prestigieuses, cela pourrait être une bonne chose, pas seulement pour votre estime de soi mais aussi pour votre éducation. Cela vous donnerait davantage de temps pour aller au-delà des travaux de cours assigné, et prendre en charge votre propre éducation, de façons qui vous permettront sur le long terme à davantage de véritable apprentissage que simplement suivre les tâches et les examens donnés en classe.
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Je ne dis pas qu'il s'agit toujours d'une erreur que d'aller dans l'école la plus prestigieuse où vous êtes capable d'aller. Je dis juste qu'il y a de bonnes raisons de considérer sérieusement l'alternative. Une autre chose à considérer est ceci : Pour vous en particulier, étant donné ce que vous souhaitez faire dans votre vie, est ce qu'aller à l'université pendant quatre ans est-il un avantage ? Aujourd'hui, de nombreuses personnes, en incluant beaucoup de personnes qui auraient pu aller dans les universités les plus prestigieuses du pays, sont en train de graver de grande vie par eux-même, heureux dans leur travail et dans leur vie sans mettre un pied à l'université. ''Un esprit est une chose horrible à gâcher à l'université si vous avez de meilleures choses à faire''. Mais ceci est un autre sujet.
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Références :
1. S. B. Dale & A. B. Krueger, "Estimating the payoff of attending a more selective college," Quarterly Journal of Economics, 117 (2002), 1491-1527.
2. H. W. Marsh & K-T. Hau, "The big-fish-little-pond effect on academic self-concept," American Psychologist, 58 (2003), 364-376.

https://en.wikipedia.org/wiki/Big-fish%E2%80%93little-pond_effect
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Publié le 22 Octobre 2008 par Peter Gray

lundi 1 décembre 2014

HUB00 : Introduction

Bienvenue dans le monde de l'enseignement auto-dirigé.
Nous venons d'entrer dans un monde d'idées remarquables à propos de l'éducation, des idées qui apportent un sens monumental et sont soutenues par des recherches mais sont pourtant peu comprises ou même pas du tout exploré par la plupart des personnes.


L'IDÉE PRINCIPALE DÉVELOPPÉE SUR CE SITE :


Les enfants sont par nature merveilleusement bien conçu pour contrôler leur propre apprentissage. Pendant la plupart de l'histoire humaine, les enfants se sont éduqué eux-même à travers l'observation, l'exploration, le questionnement, le jeu et la participation. Ces instincts éducatifs fonctionnent toujours aussi bien pour les enfants à qui l'on fournit les conditions qui leur permettent de s'épanouir.


La scolarisation coercitive n'est pas bonne pour l'enfant. La scolarisation que l'enfant doit subir de force, dans lequel la matière du sujet est imposée par d'autres et où '' l'apprentissage '' est motivé par des récompenses et des punitions externes, plutôt que par les propres intérêts de l'enfant, transforme la passion d'apprendre comme une activité de joie en une corvée à éviter à tout prix. La scolarisation coercitive outrepasse et étouffe la méthode naturelle que l'enfant utilise pour apprendre et créer et contribue à une perte générale de la curiosité. Elle nourrit l'anxiété, la dépression et les sentiments d'impuissance qui parfois atteignent des niveaux pathologiques. Malheureusement, le paradigme forçant une direction '' du sommet à la base '' prédomine dans tous les standard de la scolarité, que ce soit l'école traditionnelle, voir même dans certaines formes '' alternatives '' ou '' progressiste ''.


Les véritables alternatives existent et ont prouvé qu'elles fonctionnaient. Une des options de l'auto-direction inclut « les écoles démocratiques », dans laquelle les enfants dirigent leurs propres activités et participent démocratiquement au fonctionnement de l'école, une forme d'école à la maison, où les enfants poursuivent leur propre intérêt avec le soutien des parents et des autres dans la communauté, ainsi que de nombreux centres de ressources qui offrent des expériences communautaires pour les étudiants auto-dirigés. Ces véritables approches auto-dirigées ont montré qu'elles fonctionnaient bien avec les enfants quelles que soient leurs personnalités et leurs origines socio-économiques. Elles ne créent pas les problèmes que l'on trouve dans la scolarisation forcée et elle encourage des traits vitaux tels que l'initiative, la créativité ou l'amour d'apprendre, ce qui amène ces enfants à prospérer dans notre monde changeant si rapidement. Et comme bonus supplémentaire, ces alternatives sont bien moins chères/coûteuses à implanter que notre processus actuel de scolarisation forcée.


Ce site vous concerne si vous êtes un(e) :


Un parent qui est concerné par comment la scolarisation affecte son enfant, ou qui cherche à préserver chez l'enfant l'émerveillement et l'enthousiasme de l'apprentissage.


Un(e) étudiant(e) qui se sent piégé(e) par la scolarisation.


Un chercheur ou un enseignant qui souhaite connaître des preuves que la scolarisation est dangereuse pour les êtres humains et que les jeunes gens peuvent bien s'éduquer eux-même si ontleurs fourni des opportunités appropriées.


Un journaliste ou un organisateur d’événements, intéressé par une présentation du sujet avec un de nos membres et qui pourrait discuter un peu mieux ces approches sur l'éducation et les besoins des enfants par la liberté et le jeu.


Des citoyens concernés qui cherchent des moyens pour améliorer l'éducation pour tous.


Un nouveau site qui introduit aux personnes une alternative aux écoles avec l'auto-direction.
www.education-libre.fr sert de guide pour un paradigme de l'éducation plus approprié.

(Juillet - 2014) Le site www.education-libre.fr débute aujourd'hui. Sa mission est de répandre le message que les écoles, de par leur nature particulière, font échouer l'enfant, qui apprennent bien mieux lorsqu'ils sont engagés dans une exploration et un jeu auto-dirigé. Il a aussi comme but de servir de guide pratique pour permettre de passer de la théorie à la pratique.


Le site contient des ressources éducatives aussi bien qu'une richesse d'information au sujet des alternatives aux écoles avec l'auto-direction, telles que les écoles démocratiques (où les étudiants contrôlent leur propre éducation) et l'apprentissage à la maison (ce qui inclut tous les centres de ressources locales spécifiques qui peuvent soutenir ce groupe).


Ce site est un effort collectif de citoyens, certains d'entre eux travaillent dans divers secteurs de l'éducation et d'autres travaillent dans des secteurs différents, de tous les coins du monde. Il a été conçu par un groupe de citoyens soucieux dont le docteur Peter Gray, un chercheur et un professeur de psychologie au Boston College. Ce dernier est l'auteur de Libre d'apprendre : Pourquoi relâcher les instincts de jeu rendra nos enfants plus heureux, plus indépendants, plus confiants et mieux préparé pour la vie (Basic Books, 2013).


Le site web est lancé à cette date pour coïncider avec le commencement de la rentrée scolaire. Le site défi ce rituel annuel avec un essai provocant et contre-intuitif intitulé, '' Pourquoi les enfant feraient mieux de ne PAS retourner à l'école à la rentrée. ''


Selon le Docteur Gray : '' Les écoles servent dans leur nature à faire échouer les étudiants et la société [...] au lieu de nous concentrer sur la réforme de l'école, nous devrions porter notre attention sur la transformation de tout le système éducatif, en utilisant un paradigme entièrement différent qui est plus en accord avec la façon dont les enfants sont conçus pour apprendre tout ce qu'ils ont besoin de connaître, à travers l'exploration et le jeu auto-dirigé. ''

Un nombre croissant de famille a déjà opté pour la sortie de l'école régulière, et nombreuses ont trouvé un chemin dans cet autre paradigme. Le nombre exact est difficile à rassembler, mais la proportion de familles qui utilise l'apprentissage auto-dirigé à la maison a augmenté de façon spectaculaire ces dernières décennies. Des dizaines d'écoles démocratiques ont ouvert à travers le monde. Des communautés ont aussi créé des centres de ressources innovantes pour soutenir les étudiants auto-dirigés.


Pour le docteur Gray '' Puisque notre système d'éducation actuel est tellement enraciné dans notre société, la plupart des personnes en sont encore à juste commencer à réaliser comment la scolarisation rabaisse et même blesse les enfants […], une fois qu'ils deviennent conscients des enjeux et de l'existence d'alternatives, nous nous attendons à voir les portes s'ouvrir et que les personnes fassent des choix de sagesse en conscience. ''


Mission


Ce site est un effort collectif de citoyen de différentes origines autour du monde. Nous sommes un groupe divers, à la fois professionnellement et politiquement. Nous nous sommes joint pour construire ce site car nous sommes conduits par un fort sentiment d'urgence quant au moment où il faudrait améliorer l'environnement éducatif, MAINTENANT.


Nous souhaitons encourager les personnes à :
  1. 1. Se poser des questions vitales sur la manière dont l'éducation actuelle est menée.
  2. 2. Considérer les mérites de l'éducation auto-dirigée comme une alternative viable.
  3. 3. Sous peser les options pratiques qu'elles n'ont peut-être pas connues jusque-là.
Nous invitons chaque personne qui se soucie de ces sujet à nous rejoindre.

Si vous avez des questions aux sujet de l'enseignement auto-dirigé après avoir lu ce contenue, vous pouvez trouver des réponses à la foire aux questions de ce site.


source en anglais : www.AlternativesToSchool.com


vendredi 24 octobre 2014

Libre d'apprendre BLOG13, Aucun enfant laissé à l'intérieur, Une pauvre solution pour un problème national

"Aucun enfant laissé à l'intérieur", Une pauvre solution pour un problème national

Le texte de loi va accentuer le problème qu'il a pour but de fixer.


Le 18 Septembre 2008, les états-unis ont passé par vote une version de la loi dite "Aucun enfant laissé derrière". Ce texte de loi a été amené par une coalition d’environnementalistes, d'éducateurs, de spécialistes de la santé et de groupes d'affaires appelé ensemble la coalition d'aucun enfant laissé à l'intérieur.


Je partage toutes les inquiétudes de la coalition, du moins celles qui sont exprimées sur son site web. Je suis un fervent écologiste, tout à fait préoccupé par la destruction de notre planète et son potentiel habitable dans le futur. Je suis soucieux à propos de la grande ignorance de la part d'un grand nombre de nos citoyens à propos des environnements extérieurs. Je suis préoccupé par le fait de voir très peu d'enfants jouer dans la nature de nos jours. Je suis préoccupé de voir que tout ce que nous appelons aujourd'hui "activités extérieures" sont en réalité des sports hautement structurés par la direction des adultes et qui n'ont pratiquement rien à voir avec les découvertes que l'ont peu faire à propos de la nature. Je suis soucieux des taux d'épidémies aujourd'hui concernant l'obésité et la dépression dans l'enfance, et je suis d'accord avec la coalition qui considère que ces taux sont au moins en partie le résultat de l'absence d'aventure extérieure dans la vie des enfants.


Puisque je suis d'accord avec la coalition concernant tout ces sujets, vous pourriez pensez que je soutiens le texte de loi d' "Aucun enfant laissé derrière" sur lequel la coalition travaille si dur pour le faire passer. Mais ce n'est pas le cas.


Les écoles enlèvent l'aspect amusant de toutes les choses qu'elles enseignent. Souhaitons-nous maintenant qu'elle retire cet aspect dans les aventures à l'extérieur ?


Ce texte de loi est pour moi un parfait exemple de la façon de penser qui est la cause des nombreux problèmes qui sont un souci pour la coalition, et non la façon de penser qui peut permettre de les résoudre. Chaque fois que nous voyons un problème national, et particulièrement si ce problème est en lien avec les enfants, un vacarme se met place pour résoudre ce problème à l'aide du système scolaire. L'attitude semble être que chaque problème peut être résolue en empilant de nouvelles collections de cours et d'examens sur le dos des élèves. Ne voyez-vous pas, vous les membres de la coalition, que le système scolaire et notre dépendance à ce que celui-ci face du baby-sitting à l'égard de nos enfants et les diriger de force à répondre à la liste toujours croissante des demandes « éducatives » est le problème ? Et ne voyez-vous pas que plus nous tentons de réguler les activités de l'école par des mandats du gouvernement, plus l'école devient contraignante et contradictoire envers l'esprit de la découverte ?


Si cette nouvelle loi est validée, alors il sera demandé à chaque état de soumettre au Département de l'éducation (US) un programme « d'alphabétisation environnementale ». Voici ce que la loi dit à propos de ce programme (cité à partir du site web de la coalition) :


" Les programmes d'état doivent inclure : des contenus standardisés pertinents, des domaines spécialisés et des cours ou l'instruction prendra place. Une prescription de programmes de formation professionnel pour permettre aux enseignants d'améliorer leur connaissance et compétences sur les questions environnementales et les compétences pédagogiques pratique sur le terrain; une prescription de la façon dont l'académie d'état de l'éducation permettra de mesurer le niveau d'alphabétisation environnementale des élèves; et une prescription de la façon dont l'académie mettra en œuvre le programme, y compris l'obtention de financement et des autres appuis nécessaires."


Le passage de cette loi serait sans aucun doute un joli coup pour l'industrie éducative (voir mon article « Les forces qui s'opposent à un changement éducatif fondamental ») Car le résultat serait la création d'une nouvelle collection de cours, d'examens, de manuels, de spécialistes de l'éducation, d'administrateurs de programmes, d'écrivains embauchés et ainsi de suite. Comment cela pourrait-il aider l'enfant ? Cela leur donnerait de nouvelles obligations scolaires et davantage d'examens à passer. Est-ce le moyen pour faire aimer l'exploration de la nature à l'enfant ? Est-ce que l'école a été très efficace pour faire aimer à l'enfant toutes les choses qu'elle enseigne comme les mathématiques, l'histoire et la physique que nous devrions maintenant lui faire confiance dans l'enseignement de nos enfants à aimer la nature ?


Regardez par exemple ce que notre système scolaire fait déjà dans le royaume de « l'éducation physique ». Parce que les gens pensent que le corps doit être entraîné comme l'esprit, la plupart des écoles requièrent de l'étudiant de prendre des cours d'éducation physique chaque année. Ce que ces cours font c'est de prendre quelque chose qui est joyeux et de le transformer en quelque chose qui pour de nombreux enfants est fastidieux, parfois odieux et souvent humiliant. Pour se plier à l'emploi du temps de l'école on force tout le monde à faire les mêmes activités au même moment et on les test et en notant les enfants sur tout ce qu'ils font pour le cours et en comparant leurs performances publiquement, le système scolaire transforme efficacement tout ce qui pourrait être du jeu en du travail.


Si vous vous sentez concerné par l'amour de l'enfant pour la nature, vous devriez écrire à vos sénateurs de ne pas voter pour la loi "Aucun enfant laissé à l'intérieur".


Comment Pouvons nous augmenter le jeu et l'aventure des enfants dans la nature ?


Pour résoudre un problème, il est souvent de grande valeur de commencer à penser à ce qui a causé le problème en premier lieu. Quand j'étais un enfant (Il y a plus longtemps que je ne pourrais le dire), la plupart des enfants passaient une quantité de temps énorme à l'extérieure. Nous sommes allé de partout de nous-même que ce soit à pied ou sur des vélos. Nous jouions à des jeux sur les terrains disponibles et cela aussi bien dans les zones rurales à l’extérieur des villes que dans des parcs. Nous avons découvert des choses comme les papillons, les grenouilles et les serpents. Nous sommes allé pêcher et nager par nous-même. Nous avons pris des patins à glace pour nous aventurer à travers des lacs gelés ou nous avons exploré les bois, tout cela par nous-même, sans aucun adultes. Qu'est-ce qui s'est passé et qu'est-ce qui a changé tout cela ?


Une des choses qui est arrivé est que l'école et les adultes hors de l'école ont mis la main sur la vie des enfants. Quand j'étais un enfant, les performances à l'école étaient beaucoup moins accentuées qu'elles ne le sont aujourd'hui. Il y avait très peu, voir pas du tout de devoir à la maison. Les jours d'école nous avions toute la journée de libre après 3 heures de l’après midi pour jouer, plus une heure pendant le repas de midi (pendant lequel nous n'étions pas confinés à l'école). L'année scolaire était plus courte qu'elle ne l'est maintenant et nous avions trois mois d'été pour jouer. La plupart des communautés n'avaient pas de fédérations sportives organisées par les adultes et s'il y en avait, elles n'étaient pas conçues pour donner le sentiment que nous devions y participer pour la simple raison de le mettre sur le curriculum vitae. Nos parents ne ressentaient pas qu'il était de leur responsabilité de nous conduire sur les lieux ou nous regarder faire tout ce que nous faisons de manière à pouvoir nous encourager ou à nous protéger des dangers. Ils nous faisaient confiance, nous donnaient notre liberté et nous pouvions nous faire plaisir et faisions la plupart du temps des choses qui étaient bonnes pour nous.


De nombreux parents affirmeront que ce n'est pas en leurs enfants en qui ils n'ont pas confiance, mais le voisinage. Je suis à un niveau considérable en accord avec cette peur. En partie parce que de moins en moins d'enfants jouent à l'extérieur, de nombreux voisinages sont en réalité moins sûrs qu'ils ont pu l'être avant. Généralement, si quelqu'un agressait quelqu'un à l'extérieur, il y avait toujours des enfants aux alentours, de tout âges pour témoigner et dissuader. C'est aussi vrai qu'aujourd'hui, avec les deux parents qui travaillent dans la plupart des familles, il y a moins d'adultes à la maison dans n'importe quel voisinage et donc moins d'adultes qui pourraient éventuellement repérer des problèmes potentiels. Aujourd'hui, les personnes (adultes aussi bien qu'enfants) connaissent généralement moins bien leurs voisins qu'ils les connaissaient dans le passé, et cela aussi rend les voisinages moins sûrs. Et bien évidemment, il y a plus de voiture dans les rues qu'il y en avait avant et les communautés ne ressentent plus qu'il est de leur devoir de construire et de maintenir des trottoirs, des parcs et des terrains de jeux.


S'il y a des causes de déclin dans les jeux et aventures extérieures, alors voici les problèmes sur lesquels nous devrions travailler. Arrêtons d'essayer de résoudre les problèmes par l'augmentation de la scolarité, ce qui rend seulement le problème pire et essayons de le résoudre à travers des étapes qui donnent à nos enfants davantage de véritable liberté, ce qui inclut la liberté de jouer à l'extérieur. Voici certaines choses que vous pourriez faire :


Renoncez à l'augmentation des heures d'écoles, de devoirs et d'examens. Informez votre école et votre communauté qu'en tant que parent, vous n'appréciez pas les heures de travail forcé ajoutées aux enfants et que vous n'appréciez pas l'augmentation de l'intrusion de l'école dans le temps de l'enfant et le temps de famille. Initiez des lois locales sur les jours d'école et les années scolaires et contre les tests obligatoires de l'état.


Travaillez en dehors du système scolaire pour développer des lieux sûrs où l'enfant peut jouer. Informez les législateurs de votre communauté qu'ils devraient peut-être dépenser moins d'argent sur les écoles et davantage sur les trottoirs, les parcs et la sécurité dans les zones où les enfants peuvent jouer. Poussez votre communauté à développer et maintenir des parcs sûrs qui fournissent des opportunités d'aventures, qui ont des forêts à explorer, des arbres à escalader, des bassins et des ruisseaux pour pécher. Développez et soutenez des projets qui permettent aux enfants de s'aventurer à l'extérieur par leurs propres moyens et leur propre temps avec ceux qu'ils souhaitent sans l'encadrement d'adultes et sans examens.


Rencontrez les autres parents dans le voisinage pour parler de la difficulté à fournir des lieux qui offrent des opportunités de jeu. Peut-être même réussirez-vous à mettre en place un tour de garde dans le voisinage, ce qui permettra d'aider à rassurer les personnes que le voisinage est sûr pour le jeu des enfants. Peut-être que vous trouverez des moyens pour faire des voyages le temps d'un week-end avec d'autres familles, dans des terrains de campements ou d'autres lieux où les enfants peuvent jouer en sécurité les uns avec les autres dans des environnements nouveaux et excitants tandis que les adultes peuvent les ignorer en socialisant entre eux de leurs propres façons.


Je sais que ces étapes peuvent ne pas être simples. Elles demandent de l'initiative. Elles vont à l'encontre de la plupart des ordres du jour des communautés qui demandent généralement plus d'écoles et plus de surveillance directe des adultes sur les enfants. Et pourtant si vous grattez la surface de la pensée des adultes dans votre communauté, vous découvrirez que beaucoup d'entre eux, dans leurs cœurs, reconnaissent que les enfants sont plus limités, emprisonnés aujourd'hui qu'ils ne l'étaient eux-même quand ils étaient enfants. Si vous leur demandez pourquoi, il y a des chances qu'ils trouvent d'eux-même des listes de causes pas vraiment différentes de celle que j'ai suggérées ici. Ce que nous avons besoin de faire maintenant est de transférer cette compréhension qui vient du cœur à la tête, d'organiser nos efforts et de réaliser des actions rationnelles pour donner à nos enfants une véritable liberté de jouer à l'extérieur.
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Publié le 8 Octobre 2008 par Peter Gray

vendredi 26 septembre 2014

Libre d'apprendre BLOG12, La variété des Jeux répond aux besoins de l'existence humaine

La variété des Jeux répond aux besoins de l'existence humaine
Il se trouve dans le jeu, les habiletés que les enfants ont le plus besoin pour leur survie.


D'un point de vue évolutif, l'objectif principal du jeu est l'éducation. Le jeu est le moyen naturel pour assurer que les jeunes mammifères pratiqueront les aptitudes dont ils ont besoin pour leur survie. Vous pouvez deviner ce à quoi va jouer un jeune mammifère en connaissant ce qu'il doit apprendre. Les jeunes carnivores, tels que les lions et les tigres jouent à se poursuivre, se pister et à s'échapper. Les jeunes zèbres et les autres animaux qui sont la proie aux lions jouent à courir, esquiver et s'échapper. Les singes jouent sans fin à se chasser les uns les autres en se balançant d'arbre en arbre. Les jeunes humains, qui ont bien plus à apprendre que ne l'ont toutes les autres espèces, jouent à une plus grande variété de formes de jeux que ne le font les jeunes des autres espèces.


Il s'agit du premier essai d'une série consacré aux valeurs éducatives du jeu chez l'homme. Mon point de vue dans ce présent acompte est que les formes universelles de jeu chez l'homme, les mêmes formes qui peuvent être observées quelle que soit la culture humaine, répondent bien aux différentes aptitudes que les êtres humains doivent développer où qu'ils soient pour survivre et prospérer. D'un point de vue évolutif, il ne s'agit pas d'un accident.


En mise en garde, Je dois noter que la variété des jeux que je liste et décris ci-dessous ne sont pas des catégories qui s'excluent les unes les autres. À n'importe quelle occasion durant un jeu que vous observez il y a des chances qu'une forme soit mixée avec une ou plusieurs autres formes de jeu. Je pense que vous reconnaîtrez toutefois dans la liste, l'éventail des types de jeu que nous considérons plus ou moins comme acquis chez l'enfant, car nous les voyons partout. Je demande, tandis que vous lisez cet essai, de ne pas prendre le jeu comme étant une chose acquise mais de penser à sa valeur extraordinaire dans le développement de l'enfant.


Jeu de locomotion


Tous, ou du moins quasiment tous les jeunes mammifères s'engagent dans des jeux de locomotion, tel que les courses enjouées et sautillantes et les jeunes humains ne font pas exception. Partout les personnes doivent apprendre à contrôler leurs propres corps pour se déplacer rapidement et efficacement à travers l'espace, pour éviter les chutes et pour se remettre des chutes qui arrivent inévitablement. Comme je l'ai noté dans un essai précédent de ce blog (les enfants s'éduquent eux-même partie 2), les tout-petits passent en moyenne six heures par jour à marcher de manière enjouée, à marcher pour le simple fait qu'il est amusant de marcher. Dans ce processus ils deviennent experts à l'aptitude humaine universelle de la marche à deux jambes. Après la marche arrive la course, les sauts, l'escalade, les pirouettes et selon l'environnement et la culture, la nage, la pratique du vélo, du patin à roulettes, du patin à glace, la pratique de la roue et toutes sortes d'autres manières d'expérimenter les frissons du mouvement. Les enfants et aussi les adultes ne font cela pour aucune autre raison que parce que c'est amusant, mais dans ce processus ils acquièrent des compétences qui pourraient leur sauver la vie de nombreuses façons dans le futur.


Jeu de lutte et de cabriole


S'imbriquant aux jeux de locomotion est le jeu de la lutte et de la cabriole, la chasse et le combat enjoué, que l'on partage aussi avec d'autres mammifères. Comme tous les mammifères, nous sommes des êtres physiques qui avons besoin de corps en forme pour le travail quotidien et les urgences. Les jeux de luttes et de cabrioles construisent une force, une coordination et une endurance. Les enfants ne portent pas de poids et ne font pas des tours de piste en courant pour garder la forme. Rien ne serait plus maussade et ennuyeux que cela. À la place, ils se chassent les uns les autres jusqu'à peut-être lutter et faire des combats d'épées jusqu'à un épuisement joyeux et plusieurs fois par jour s'ils en ont l'opportunité. Rien n'est plus amusant que ça !


Dans la plupart des cultures les garçons et les filles s'engagent de manière égale dans des chasses enjouées mais partout les garçons s'engagent davantage dans des bagarres enjouées que ne le font les filles. Le jeu de combat est parfois confondu avec les vraies bagarres par les adultes qui n'y regarde pas de suffisamment près, mais pour ceux qui regardent attentivement la distinction est très claire. En réalité, il n'est pas déraisonnable de dire que le jeu de bagarre est l'opposé du combat sérieux. Dans les vraies bagarres, l'objectif est de blesser l'autre personne et/ou de faire fuir l'autre personne. Dans une bagarre pour jouer, l'objectif est de délibérément utiliser des mouvements de bagarre fictionnelle sans blesser l'autre personne ou lui donner envie de partir. Quelques chercheurs ont affirmé que la fonction majeure du jeu de bagarre, au-delà du simple exercice physique, est d'aider les enfants à se restreindre et plus particulièrement à aider les garçons à apprendre à rester à forte proximité d'autres garçons de manière paisible. Le jeu de bagarre est une des façons dont les garçons se lient. On pourrait penser qu'il s'agit du moyen pour les garçons de se prendre dans les bras. Mais je garde cette histoire pour un futur essai.


Jeu de langage


Nous sommes un animal linguistique et c'est pourquoi nous avons des jeux de langage qui nous enseignent comment parler. Personne n'a besoin d'enseigner le langage aux jeunes enfants. Ils l'apprennent d'eux-même à travers le jeu. Les premières étapes du jeu de langage impliquent la production de sons qui ressemble au langage. À environ l'âge de 2 mois, les nourrissons commencent à faire de manière répété à sortir des sortes de voyelles en roucoulant – ooh ooh ooh, eeh, ahhh, eeh, aah. À environ l'âge de 4 à 5 mois, le roucoulement se change graduellement en babillage lorsque le bébé commence à mélanger des consonnes aux voyelles – ba ba bou ba ga da da da badada. De tels roucoulements et babillements sont clairement du jeu. Il prennent place seulement lorsque le bébé est heureux, il a une structure, il est auto-motivé, ce n'est pas fait dans l'objectif d'obtenir quelque chose, cela prend place simplement pour sa propre personne. Le tout forme un jeu. Avec le temps, les sons babillés commencent progressivement à ressembler aux sons de la langue native de l'enfant, et à l'âge d'environ un an, les premiers mots de l'enfant apparaissent et sont répétés encore et encore d'une manière enjouée.


Tandis que les enfants vieillissent, ils commencent à jouer avec de simples constructions grammaticales. Il y a de nombreuses années, pour sa recherche en vue de son doctorat, Ruth Hirsch Weir a enregistré et analysé le « discours au berceau » de son fils Anthony alors qu'il avait de 28 à 30 mois. Comme ce discours avait lieu quand Anthony était seul dans son berceau et que cela n'impliquait clairement pas d'intention de communiquer, il s'agissait d'un pur jeu. Certains des discours au berceau d'Anthony évoquent ces phrases répétitives enregistrées, avec des variations systématiques que vous pourriez écouter afin d'apprendre une langue étrangère. Voici un exemple (extrait du livre de Weir, 'language dans le berceau')


« Quelle couleur ? Quelle couleur la couverture ? Quelle couleur le balai ? Quelle couleur le verre ? .. Pas la couverture jaune, la blanche. Ce n'est pas noir, c'est jaune. Pas jaune, rouge. »


Dans la première partie de cette phrase, Anthony joue avec sa nouvelle habileté à demander quelle est la couleur des choses et consolide sa compréhension des mots des couleurs. Dans la seconde partie il continue à jouer avec la couleur des mots, mais maintenant il porte son attention à la négation et la correction.


Le jeu avec la pratique du langage ne prend pas seulement place quand l'enfant est seul, il prend aussi place dans des échanges de pseudo-communication avec les autres. Le fameux psychologue du développement Jean Piaget a donné comme exemple, l'échange suivant entre sa fille de 3 ans et lui-même (dans son livre « Le jeu, les rêves et l'imitation dans l'enfance. ») :


Qu'est-ce que c'est ? (demanda-t'elle en montrant une image) – C'est une étable – Pourquoi ? – C'est une maison pour les vaches. – Pourquoi ? - Parce qu'il y a des vaches à l'intérieure, ne vois-tu pas ? – Pourquoi y a-t-il des vaches ? – Ne vois-tu pas ? Elles ont des cornes – Pourquoi ont elles des cornes ? et ainsi de suite.


Très certainement, la fille ici ne posait pas des questions pour obtenir des informations mais plutôt elle jouait à exercer sa nouvelle capacité à poser des questions et à susciter des réponses de son père. Tous ceux d'entre nous qui avons passé du temps avec de jeunes enfants ont expérimenté des échanges similaires. Ils peuvent être frustrants ou amusants, selon que l'on prend les questions sérieusement ou si l'on reconnaît là un jeu de langage.


Avec davantage de développement, le jeu de langage de l'enfant peut impliquer des jeux de mots, des rimes, des allitérations et des distorsions délibérées de la grammaire qui aident tous l'enfant à consolider la croissance de sa compréhension des sons linguistiques, des mots, de la grammaire et des sens. Écoutez attentivement le langage enjoué de n'importe quel jeune enfant, seul ou dans un pseudo-dialogue, et vous découvrirez de nombreux exemples de pratiques de constructions qui représentent des défis joyeux pour l'enfant.


Jeu d'exploration


Nous sommes l'Homo Sapiens, l'animal malin, qui crée un sens au monde et nous avons pour cela des jeux d'exploration qui mélange l'esprit de jeu avec la curiosité pour nous aider à comprendre ce qui nous entoure. Les bébés nouveau-nés, même lors de leur premier jour hors de l'utérus, cherchent des formes qui sont nouvelles pour eux plutôt que des formes qu'ils ont déjà vues plutôt dans la journée. En quelques semaines, les bébés commencent à mettre dans leur bouche ce qu'ils peuvent atteindre. Comme les chiots, ils examinent les choses oralement en les mettant dans la bouche. À l'âge d'environ cinq ou six mois, ils font une transition vers le moyen unique des humains pour examiner les objets, avec les mains et les yeux ensemble. Mettre un nouvel objet à portée d'une enfant de six mois et elle le ramassera, le mettra devant ses yeux pour le regarder, le serrera, le frottera, le retournera, le passera d'une main à une autre, le secouera, le tapera et agira dessus de nombreuses manières qui semblent bien lui permettre d'apprendre tout ce qu'il faut concernant les propriétés de l'objet.


Nous venons dans le monde comme de petit scientifique, préprogrammé à essayer de comprendre tout ce qui est autour de nous. Personne ne nous a dit d'explorer et d'apprendre notre environnement, nous le faisons naturellement, toute notre vie, d'une manière de plus en plus sophistiquée, à moins que quelqu'un le transforme en travail en essayant de nous le faire faire.


Jeu de construction


Nous sommes des animaux qui survivent en construisant des choses. Ce qui inclut des abris, des outils, des dispositifs qui nous aident à nous déplacer d'un lieu à un autre, et nous avons pour cela des jeux de construction, qui nous enseignent la construction. Dans les jeux de construction, un enfant fait tout son possible pour produire un objet qu'il ou elle a dans l'esprit. Un enfant qui fait un château de sable ou qui crée un vaisseau à partir de blocs, ou qui dessine une girafe est engagé dans un jeu de construction.


Dans de nombreux cas, les objets construits dans un jeu de construction sont des miniatures ou des versions factices des objets que les adultes utilisent et construisent dans la culture. Les enfants chasseurs-cueilleurs font dans leurs jeux des versions plus petites de huttes, arcs et flèches, sarbacane, filets, couteaux, frondes, instruments de musique, des bâtons à creuser, des radeaux, des échelles de cordes, du mortier, des pilons et des paniers. Par de tels jeux, ils deviennent bon dans la construction et alors qu'ils passent l'âge adulte ils sont parfaitement qualifiés pour faire des versions utiles des choses réelles.


Le jeu de construction peut être avec des mots et des sons aussi bien que des substances et les personnes partout, les adultes comme les enfants, produisent des histoires, des poèmes et des mélodies dans leurs jeux. Parmi les formes de construction innombrables réalisées de manière enjouée par les enfants dans notre culture aujourd'hui sont les logiciels informatiques, les histoires écrites et les codes secrets constitués de systèmes de symboles inventés. Le jeu de construction peut aussi bien être intellectuel que manuel.


Jeu d'imagination et de simulation sociodramatique


Nous sommes des animaux imaginatif, capable de penser à des choses qui ne sont pas immédiatement présentent, ainsi nous avons des jeux d'imagination qui construise nos capacités à imaginaire. Dans ce genre de jeux, les enfants établissent certaines propositions concernant la nature de leur monde imaginaire et ensuite jouent dans ce monde en suivant ces propositions avec logique. En faisant cela ils mettent en pratique les mêmes capacités qui nous permettent, en tant qu'adultes, de penser à des choses qui ne sont pas présentent immédiatement, ce que nous faisons tous quand nous devons planifier pour le futur et que c'est ce que les scientifiques font lorsqu'ils développent des théories pour expliquer ou prédire des événements dans le monde réel.


Nous sommes une espèce intensément sociable, ce qui requière de la coopération avec les autres pour survivre, et c'est pourquoi nous avons de nombreuses formes de jeux sociaux, qui nous enseigne à coopérer et à restreindre nos impulsions de manière à nous rendre socialement acceptable. La forme sociale des jeux d'imagination dans lequel les enfants s'engagent en élaborant conjointement des aventures imaginaires et jouent les rôles et les scènes qu'ils ont construits ensemble est appelé le jeu sociodramatique. Dans de tels jeux, les enfants font bien plus que de mettre en pratique leur imagination. Alors qu'ils jouent des rôles, ils mettent en pratique leurs compétences à se comporter en accord avec les conceptions partagées de ce qui est ou n'est pas approprié. Si vous jouez le rôle d'une maman, d'un papa, ou d'un animal de compagnie dans la maison, alors vous devez vous comporter en accord avec les compréhensions que les joueurs partagent sur la façon dont se comportent les mamans, les papas ou les chiens. Vous ne pouvez pas vous comporter de manière impulsive mais vous devez penser à ce que vous faites pour être sûr que c'est acceptable. L'apprentissage du contrôle de soi est peut-être la fonction générale la plus importante de toutes les sortes de jeu.


Les enfants dans les jeux sociodramatiques jouent aussi à la pratique de l'art de la négociation. Lorsqu'ils décident qui jouera quel rôle, qui utilisera quels accessoires, quelle scène ils joueront et comment tout les joueurs en viennent à se mettre d'accord. En effet, une règle de base de tous les jeux sociaux est que tous doivent être d'accord. Si quelqu'un est laissé mécontent par une décision il s'en ira et si tout le monde s'en va, il n'y aura pas de jeu. Comme la motivation pour jouer est forte, la motivation de garder les autres joueurs content est forte. Cela est vrai pour tous les jeux sociaux, mais cela est particulièrement apparent dans les négociations qui sont observées dans les jeux sociodramatiques. Garder nos compagnons heureux, de manière à ce qu'ils restent avec nous et qu'ils continuent à nous soutenir le long de la vie, est sûrement une des compétences de survie ayant la plus grande valeur pour un humain, et les enfants pratiquent continuellement cette compétence dans des jeux sociaux.


Les jeux avec des règles claires


Nous sommes des animaux respectueux des lois, aptes à garder des contrats et à suivre des règles claires qui ont été socialement acceptées et nous jouons alors à des jeux formels, qui nous enseignent à suivre des règles explicites.


Tous les jeux, à degrés différents impliquent des règles. Des règles dans l'esprit du joueur donnent une structure à toute la forme de jeu. Dans le jeu de bagarre, par exemple, une règle de base est que vous ne blessez pas vraiment l'autre personne. Vous ne frappez pas, ne mordez pas, ou ne griffez pas, et si vous êtes le plus grand et le plus fort des deux, vous n'utilisez pas toute votre force. Dans le jeu de construction une règle de base est que vous devez tenter de représenter un objet que vous avez visualisé dans votre esprit, vous ne gribouillez pas ou n'assemblez pas des blocs au hasard. Dans les jeux sociodramatiques, une règle générale est que vous devez agir en accord avec la compréhension commune sur la façon dont une personne ou un animal que vous imitez devrait agir. Les règles dans toutes ses formes de jeu sont pour la plupart implicites, elles sont comprises sans pour autant être dites. Dans les jeux formels, les règles sont explicites, ce qui signifie qu'elles sont clairement désignées de manière catégorique de façon à rendre possible à un observateur de vérifier si une règle a été suivie ou non. Tous les jeux compétitifs ont ce genre de règles, car elles sont nécessaires pour rendre la compétition équitable, mais de nombreux jeux non compétitifs le font aussi. La danse et les jeux coopératifs comme la corde à sauté (ou le but de garder la corde en rythme pour la tourner et le sauteur à sauter aussi longtemps que possible) sont des exemples de jeux coopératifs avec des règles formelles.


Partout, les êtres humains doivent suivre aussi bien des règles implicites que des règles explicites pour fonctionner socialement. Par exemple, une chasse coopérative peut impliquer des règles explicites concernant ce que chaque membre de la partie de chasse doit faire et quand. Les personnes ont aussi besoin de respecter les règles ou les lois qui sont conçues pour garder la paix à l'intérieur de la communauté, et ils ont besoin de suivre des accords sociaux (des contrats oraux ou écrit) réalisés entre eux-même et les autres. Ces aptitudes sociales essentielles sont exercées dans les jeux formels.
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Quand les enfants sont libres de jouer, lorsqu'ils ont suffisamment de temps de jeu, et lorsqu'ils ont un éventail de partenaires de différents âges avec lesquels jouer, ils jouent alors de toutes ces manières. En faisant cela, ils apprennent toutes les aptitudes de bases qui leur sont nécessaires en tant qu'être humain d'où qu'il soit originaire, les aptitudes physiques, les aptitudes linguistiques, les aptitudes intellectuelles, les aptitudes sociales, le contrôle de soi, et l'aptitude à tolérer la loi. Nous ne pouvons pas enseigner l'une de ces aptitudes aux enfants. Tout ce que nous pouvons faire est de leur fournir les conditions dans lesquels ils peuvent étudier eux-même, en utilisant les moyens joyeux, ludiques conçu par l'évolution. Notre travail est de nous assurer que les enfants ont beaucoup de temps et d'opportunités pour jouer. Ils se chargeront du reste.
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Publié le 1er Octobre 2008 par Peter Gray
Source : http://www.psychologytoday.com/blog/freedom-learn/200810/the-varieties-play-match-requirements-human-existence